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Histoire de la commune
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Le blason exprime l’originalité et les racines du village avec les traditions de la science héraldique. Nous pouvons le détailler en deux parties :

La partie haute, tiers supérieur du blason appelé « chef » représente un dauphin qui rappelle le prestige historique du château de Saint Laurent et le seigneur ou la famille la plus importante qui gouvernait. Sur un fond « or » signe de foi et de fidélité le dauphin « vif azur » symbole de justice et de loyauté est orné d’aileron, de barbe et de queues rouges qui représentent la hardiesse et la vaillance.

La partie basse, deux tiers inférieurs du blason, représente le vingtain du château delphinal protégeant la ville et l’église. La couleur argent des bâtiments symbolise l’espérance. Les deux étoiles d’or de la famille des Garniers surmontent le château. En langage héraldique le blason se lit ainsi : « D’azur à la ville d’argent close de murs à quatre tourelles, portillée de sable nommée de deux étoiles d’or. Au chef chargé d’un dauphin vif azur, crêté, oreillé et barbelé de gueules. »

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Origine du nom Saint Laurent

Fondée au début de l’ère chrétienne, la paroisse porte tout d’abord le nom de Saint-Laurent-d’Outre-Rhône, qui subsiste jusqu’aux environs de 1176.

Au temps de la féodalité, le village fait partie du pays du Velin, qui s’étendait de Rhône à l’est et au nord, des rivières de la Bourbre et de l’Ozon, à l’ouest et au sud. Il se nomme alors Saint-Laurent-en-Velin.

Suite à la venue du dauphin Jean II d’Abon en 1310, les habitants deviennent dauphinois  et la commune est dénommée Saint-Laurent-en-Viennois, jusqu’au traité de Paris, le 5 janvier 1355. La commune fait désormais partie du royaume de France.
C’est à partir du XVe siècle que le nom Saint-Laurent-de-Mures apparaît.

Sous la Révolution, la commune devient Mures-la-Fontaine, chef-lieu d’un éphémère canton créé en 1790.

En 1845, la commune acquiert son nom définitif et perd le “s” de Mures.

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Eglise

Erigée en 1855 dans le style néo-gothique si cher à l’époque, elle renferme de belles boiseries, une pierre tombale paléochrétienne un splendide tableau académique « Jésus apparaissant à Marie-Madeleine » du peintre Jean-Baptiste PONCET (1827-1901) natif de la commune. Le trésor de l’église abrite des ornements liturgiques ainsi qu’un étonnant tableau du XVIIe siècle sur la vie de Saint François de Paule.

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Poulieu

En 1153 le pape Eugène III confirme les biens de l’abbaye d’Ainay à Poulieu.
Le prieuré Sainte-Marie est fondé sur un territoire depuis longtemps possédé par l’Église. Fortement impliqué dans le village et ceux aux alentours, il est à la fois une structure religieuse, économique et politique. On y pratique surtout l’élevage dans l’immense forêt de Planaise, sur le site actuel de l’aéroport. Il est un rouage d’Ainay dans sa seigneurie, l’aidant à lui apporter les produits et redevances nécessaires à son service, et en étant un utile relais de son administration. Ce fut sans doute l’un des prieurés de l’abbaye d’Ainay les plus rentables économiquement.

En 1378-1379, l’église existe encore lors de la visite pastorale de Jean de Talaru (archevêque de Lyon) qui la trouve en bon état.

Détruit par les soldats du Dauphin, le prieuré est remanié entre 1484 et 1488 en château de plaisance par Théodore de Terrail, abbé d’Ainay. Il reste une tour de cette époque.

En 1613, lors de sa visite pastorale, M. de Marquemont la trouve « fort ruynée pour n’y avoir aucune vitres ny ornementz ».

La chapelle restaurée en 1851, détruite par un incendie en 1866, est reconstruite en 1866-1867 dans un style simple par l’architecte lyonnais Léon Charvet qui conserve de nombreux éléments anciens dont le beau maître autel en marbre de la fin du XVIIe siècle

Elle prend alors le vocable de Notre-Dame-des-Anges qu’elle doit à un élément de retable représentant des anges se trouvant à l’intérieur, au-dessus de la porte d’entrée.

Elle est depuis l’origine entourée de son cimetière et a été de 1870 à 1966 la chapelle funéraire des curés de Saint-Laurent-de-Mure.

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Le château Delphinal

En 1310, le Seigneur de Chandieu vend ses terres dont Saint Laurent au suzerain Amédée de Savoie. Jean d’Albon, prince du Dauphiné, en guerre contre le duché de Savoie, occupe Saint Laurent en 1314 et pour affirmer ses prétentions, il entreprend, sans tarder, la construction d’un château pour contrecarrer les plans du comte de Savoie.

En 1349, le Dauphiné entre en Royaume de France. La forteresse delphinale représente le pouvoir seigneurial du « mandement » de Saint-Laurent.

Au XVe siècle, à la suite du pillage de leurs habitations, au quartier de Saint Romain, la marquise de Saluces autorise les habitants à se réfugier à l’intérieur de l’enceinte. Ils peuvent alors construire leurs maisons serrées les unes contre les autres avec des rues étroites ; un village se développe autour du château où un repli en sécurité est offert en cas de menaces. C’est l’origine du quartier actuel « de la ville ».

Le rempart qui enserre la ville est construit et entretenu grâce au vingtième des revenus des habitants. D’où son nom le « vingtain ». Des vestiges de cette muraille subsistent à différents endroits.

La forteresse endommagée à la fin du XVIe siècle, laissée à l’abandon pendant des années reste la propriété de particuliers jusqu’en 2009, date à laquelle la commune en fait l’acquisition.

Aujourd’hui, il accueille des événements municipaux, ce qui permet aux habitants de profiter de ce lieu exceptionnel

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La bâtisse du Bois du Baron

La bâtisse est construite au début du XIXe siècle au lieu-dit « le Clos de la foire » par Antoine Alphonse Coche. Claude Bied, notaire royal et châtelain de Saint Laurent, achète en 1777 le patrimoine des Garnier, domaine s’étendant sur une grande partie de la commune. Claude Bied deviendra le premier maire républicain de Saint Laurent, en 1799.

La maison avait à l’origine une toiture en terrasse, entourée d’une balustrade, afin de contempler la vue nord-est sur la plaine, les premières collines de l’Ain et, par temps clair, le massif du Mont-Blanc.

Au fil du temps, cette toiture terrasse présente quelques faiblesses devant les intempéries (fissures difficiles à maîtriser). Il est nécessaire d’envisager l’aménagement d’une toiture qui existe encore aujourd’hui. La balustrade démontée conférait en son temps une certaine élégance à la demeure.

Vers le milieu du XXe siècle, le baron de Jerphanion occupe les lieux et lui laisse ce nom.

Rénovée en 2007, la bâtisse abrite aujourd’hui un espace culturel avec auditorium, des salles d’exposition, de réception, de réunion et les bureaux de la direction enfance de la municipalité.

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Puits du Billon

En bordure du chemin du Billon au numéro 5, c’est un puits de quartier. Il permettait l’alimentation en eau d’une douzaine de maisons au XVIIIe siècle.

Un puits de type « guérite » avec sa voûte de blocage fermée en son sommet par une large dalle coiffée de son traditionnel faîtage en pain de sucre.

Sa restauration, réalisée en en 1989 par un Laurentinois, agent municipal, a permis à la commune d’obtenir le prix du patrimoine du conseil départemental.

Source : Groupement d’Etudes Historiques de la Contrée de Meyzieu, 2017

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